1. Inserm, santé et nutrition – le nutri-score à l’épreuve !

Les liens entre nutrition et santé sont de mieux en mieux connus, et le risque de développer de nombreuses maladies – cancer, maladies cardiovasculaires, obésité ou encore de diabète de type 2 – ce risque peut être réduit en suivant les recommandations du PNNS.

Fondées sur de multiples études scientifiques, ces recommandations évoluent avec l’acquisition de nouvelles connaissances.

Source Inserm : Nutrition et santé | Inserm – La science pour la santé

Toutefois, les Français sont encore trop peu nombreux à s’être approprié ces connaissances, en particulier les moins favorisés. Des mesures permettant d’améliorer la qualité nutritionnelle et l’accessibilité (physique et économique) de l’offre alimentaire, ainsi qu’un environnement favorable à l’activité physique ont été recommandés par le Haut Conseil de la Santé Publique dans le cadre de la préparation du prochain Programme National Nutrition-Santé.

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De nombreux travaux ont par exemple montré l’impact de facteurs nutritionnels sur la survenue de certains cancers, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité, de l’ostéoporose, ou encore de troubles métaboliques comme le diabète de type 2 ou l’hypercholestérolémie.

La recherche s’est dans un premier temps focalisée sur ces problèmes de santé publique, mais elle s’élargit aujourd’hui à d’autres domaines : de nouveaux travaux suggèrent en effet l’existence de liens entre la nutrition et certaines maladies inflammatoires auto-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde ou les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin  (MICI), ou encore les allergies, la dépression, les troubles du sommeil, le déclin cognitif et la dégénérescence oculaire (DMLA, cataracte)…

Et s’il est encore difficile de décrire les mécanismes biologiques capables d’expliquer les effets très complexes de la nutrition sur la santé, de nombreuses études épidémiologiques ont permis d’établir qu’une alimentation suffisante, équilibrée et diversifiée est indispensable à la croissance, au maintien de l’immunité, à la fertilité ou encore à un vieillissement réussi (performances cognitives, entretien de la masse musculaire, lutte contre les infections…).

La santé passe par l’assiette et l’activité physique

Les liens entre nutrition et santé sont de mieux en mieux connus, et le risque de développer ces maladies peut être réduit en suivant les recommandations nutritionnelles nationales.

Ici dossier réalisé en collaboration avec Serge Hercberg, professeur de nutrition à la faculté de médecine , praticien hospitalier au département de santé publique de l’Hôpital Avicenne , directeur de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle , ainsi qu’avec Mélanie Deschasaux et Mathilde Touvier .

Trop facile à lire, j’ai tout compris !

Comment améliorer la santé par la nutrition ?

La conception moderne de la nutrition intègre non seulement l’alimentation et ses déterminants psychologiques, mais aussi l’activité physique qui conditionne les dépenses énergétiques.

Un déséquilibre de cet ensemble complexe est impliqué dans l’apparition et le développement de la plupart des maladies chroniques les plus fréquentes aujourd’hui.

De nombreux travaux ont par exemple montré l’impact de facteurs nutritionnels sur la survenue de certains cancers, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité, de l’ostéoporose, ou encore de troubles métaboliques comme le diabète de type 2 ou l’hypercholestérolémie.

Ces études montrent aussi que certains aliments, nutriments et comportements augmentent le risque de développer certaines pathologies. D’autres vont au contraire avoir une action préventive.

Source Inserm : Nutrition et santé | Inserm – La science pour la santé

Bien manger : un défi pour l’ Inserm ?

La nutrition constitue de ce fait un levier pour améliorer le niveau de santé de la population. Ainsi, le programme national Nutrition Santé propose depuis 2001 des recommandations nutritionnelles pour prévenir l’apparition de certaines maladies et promouvoir la santé publique.

Voir également notre article à propos des dents et de la mastication :

https://reliepress.fr/prevention/des-dents-pour-manger/

Ces recommandations sont assorties de repères visant à favoriser une consommation adéquate des différents types d’aliments et la pratique régulière d’une activité physique.

Les repères proposés permettent de couvrir les besoins nutritionnels de la quasi-totalité de la population adulte et de maximiser les bénéfices en termes de prévention nutritionnelle des maladies chroniques, dans l’état actuel des connaissances.

Ces repères nutritionnels reposent essentiellement sur des études épidémiologiques et cliniques, couplées à des données mécanistiques issues de la recherche expérimentale.

Il s’agit notamment d’études dites prospectives, qui permettent d’explorer les liens entre l’exposition à un aliment et le risque de développer une maladie.

Grâce à ce type d’étude, il est possible de définir des seuils de consommation en deçà ou au-delà desquels le risque de développer une maladie est significativement plus faible.

L’actualisation des repères réalisée en 2017 par le Haut Conseil de la Santé Publique, a introduit les fruits à coque et les légumineuses, et revu à la baisse la consommation de protéines d’origine animale.

Les régimes amaigrissants font-ils grossir ?

Un des inconvénients majeurs des régimes amaigrissants semble être… la prise de poids !

Une expertise scientifique de l’Anses montre que la restriction calorique et les déséquilibres alimentaires entraînés par au moins quinze régimes populaires et très diffusés auprès du grand public, sont associés à une reprise de poids. En cause : des modifications du métabolisme énergétique et la diminution de la masse corporelle métaboliquement active .

En outre, l’expertise pointe du doigt des risques pour la santé osseuse, le système cardiovasculaire et les reins, ainsi que la possibilité de perturbations psychologiques de type anorexie/boulimie en cas de régime très strict.

L’Agence rappelle en conséquence qu’un régime amaigrissant n’est pas anodin et doit faire l’objet d’une prise en charge par un spécialiste en nutrition.

Nutri-Score : faciliter l’identification des aliments de bonne qualité nutritionnelle

Afin de permettre au consommateur de comparer facilement la qualité nutritionnelle des produits qui lui sont proposés, un arrêté interministériel a validé, en octobre 2017, l’usage officiel du label Nutri-Score.

Source Inserm : Nutrition et santé | Inserm – La science pour la santé

Avec toute l’offre alimentaire, comment s’y retrouver ?

Placé sur la face avant des emballages, ce logo classe les aliments selon leur qualité nutritionnelle dans une des 5 catégories identifiées par une couleur associée à une lettre.

Le Nutri-Score a été élaboré, étudié et testé pendant quatre ans par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle. EREN unité Inserm 1153 —-> Voir aussi : Découvrir l’ EREN EN 6 POINTS

L’application du Nutri-Score par les fabricants n’est pas obligatoire, mais plus de 70 industriels de l’agroalimentaire se sont déjà engagés à l’apposer sur leurs produits.

Enfin un truc facile à comprendre !

Nutri-Score : faciliter l’identification des aliments

Le Nutri-Score a été élaboré, étudié et testé pendant quatre ans par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle . Concrètement, un algorithme mathématique validé et transparent permet de résumer la qualité nutritionnelle globale des aliments.

Il prend en compte les éléments essentiels de la composition des produits, comptabilise les éléments favorables comme les éléments à limiter pour définir un score.

Source Inserm : Nutrition et santé | Inserm – La science pour la santé
MangerBouger_NutriScore_PLargeur1
A –> consommation régulière possible E –> à consommer très rarement

L’atteinte des objectifs sous la contrainte des disparités socio-économiques

Depuis le début des années 2000, des études menées sur des échantillons représentatifs de la population permettent de suivre l’évolution des habitudes alimentaires et d’activité physique des Français. De nombreuses études ont montré que les personnes ayant un accès facilité à une offre alimentaire de meilleure qualité nutritionnelle, ainsi qu’un environnement favorable à l’activité physique avaient tendance à avoir une alimentation plus équilibrée et à pratiquer davantage d’activité physique.

La nutrition de l’enfant et de l’adolescent : un enjeu de santé publique pour l’Inserm

L’effet du milieu socioéconomique sur la santé nutritionnelle est criant chez les enfants et les adolescents. Les enfants de parents sans diplôme ou aux revenus modestes, plus nombreux à être obèses ou en surpoids, ne consomment pas quotidiennement des fruits, légumes et produits laitiers et consomment plus de produits sucrés. On parle de l’origine développementale de la santé et des maladies de l’adulte.

Protéger les enfants de l’impact du marketing

Les enfants et les adolescents sont particulièrement ciblés par des stratégies publicitaires agressives. De nombreuses études réalisées ces dernières années montrent que la publicité destinée à promouvoir des produits trop gras, trop salés et trop sucrés provoque une attirance pour les marques concernées et, plus largement, pour les produits de même type. 

Elle agit particulièrement sur les enfants et les adolescents, qui ne disposent pas des capacités de résistance de l’adulte, et contribue à la mise en place de comportements alimentaires qui perdureront à l’âge adulte. Des pays comme le Royaume-Uni, l’Irlande, la Suède et l’Islande, pour ne parler que de l’Europe, ont d’ailleurs adopté des mesures interdisant les publicités qui visent les enfants, selon des modalités diverses.

Cette stratégie fait également partie des recommandations élaborées dans le cadre de l’expertise collective Agir sur les comportements nutritionnels, publiée par l’Inserm en 2017.

Source Inserm : Nutrition et santé | Inserm – La science pour la santé

L’Inserm et les enjeux de la recherche

Des équipes de recherche, notamment à l’Inserm, travaillent sur les liens entre nutrition et santé afin de fournir des éléments de décision pour orienter les politiques publiques dans le domaine de la nutrition de santé publique. Dans le domaine du cancer, le réseau NACRe rassemble l’ensemble des équipes de recherche travaillant sur la thématique Nutrition-Cancer, favorisant ainsi les échanges et les collaborations entre différentes expertises.

Les différentes approches de la recherche en santé et nutrition

Enfin, les études épidémiologiques, et notamment les cohortes, permettent de suivre sur le long terme les comportements alimentaires et l’activité physique d’une population, puis de les corréler à l’état de santé. Ces études nécessitent de suivre un très grand nombre de personnes et de prendre en compte de très nombreux facteurs pouvant influer sur la survenue de maladies .

Définitions :

L’épidémiologie : Objectifs

La santé n’est pas un phénomène « aléatoire »
• Des sous groupes identifiables de la population ont plus ou moins de problèmes de santé que les autres
Ce qui les distingue c’est leurs expositions aux causes du problème de santé en question
• L’épidémiologie vise à quantifier l’état de santé des populations, afin d’identifier ces causes et à proposer des interventions visant à améliorer la santé de la population concernée et à les évaluer

L’identification et la caractérisation des problèmes de santé –> au vu de leur priorisation

Recherche des causes de ces problèmes –> au vu d’une planification d’actions pour résoudre ces problèmes

L’évaluation des actions mises en place

sources CHU Nantes : EPIDEMIOLOGIE – Présentation
https://www.chu-nantes.fr/medias

L’identification et la caractérisation des problèmes de santé –> au vu de leur priorisation
Recherche des causes de ces problèmes –> au vu d’une planification d’actions pour résoudre ces problèmes
L’évaluation des actions mises en place

Epidémiologie : définition

Etymologie grecque:
• Epi: « sur, parmi » • Demos: « peuple » • Logos: « science » • Epidémiologie = étude de ce qui arrive aux individus … un peu …simpliste
Définition de l’OMS:
Etude de la fréquence et la répartition des maladies dans le temps et dans l’espace, ainsi que le rôle des facteurs qui déterminent cette fréquence et cette répartition au sein des populations humaines.
Pour faire simple:
« Etude de la distribution des déterminants des problèmes de santé dans la population humaine »
L’ÉPIDÉMIOLOGIE ÉTUDIE DES GROUPES DE PERSONNES ET NON DES INDIVIDUS.

Epidémiologie de population (épidémiologie « classique ») :

Études épidémiologiques en vue d’élaborer des stratégies en santé publique

Epidémiologie clinique (« recherche clinique ») :

Etudes épidémiologiques sur des patients spécifiques en vue d’améliorer la prise en charge médicale de ces patients

La nutrition au-delà des aspects « nutriments »

De nouvelles préoccupations sanitaires émergent avec l’engouement pour les aliments ultra transformés qui composent la plus grande partie de l’offre des supermarchés, et près d’un tiers des produits consommés par les Français. 

De récents résultats publiés par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’Inserm suggèrent en effet que leur consommation serait associée à un risque accru de cancer. Des travaux relatifs à leur impact potentiel sur les maladies cardiovasculaires ou sur la mortalité sont également en cours. 

Les teneurs maximales d’additifs autorisées dans les aliments ont principalement été établies à partir d’études toxicologiques conduites in vitro ou sur l’animal.

Pour y parvenir, il faut collecter l’information sur les noms précis et marques des produits industriels consommés, ce que ne font généralement pas les études au niveau international. 

Ces données sont toutefois disponibles dans la cohorte NutriNet-Santé , qui lance actuellement un grand programme de recherche sur cette thématique. 

La présence de pesticides dans les aliments est un autre sujet de préoccupation. Les relations observées entre exposition professionnelle à ces produits et risques pour la santé sont documentées.

La compréhension des mécanismes biologiques reliant nutrition et santé

L’épidémiologie mécanistique, par exemple, intègre aux études de cohorte classiques des données issues d’autres approches, comme la génomique, la métagénomique ou la métabolomique.

Comprendre et mesurer les évolutions des comportements alimentaires

Les études en sciences humaines et sociales, en épidémiologie quantitative, mais également en marketing social, permettent d’analyser les déterminants des comportements alimentaires et d’identifier les freins à une alimentation et une activité physique favorables à la santé.

Information complète et facile à lire : dossier réalisé en collaboration avec Serge Hercberg, professeur de nutrition à la faculté de médecine , praticien hospitalier au département de santé publique de l’Hôpital Avicenne , directeur de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle , ainsi qu’avec Mélanie Deschasaux et Mathilde Touvier

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